T-shirt Raymond de Saint-Gilles

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T-shirt Saint Louis

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page thématique T-shirt histoire de france : croisades et chevaliers

Chevaliers errants

La terre a vu jadis errer des paladins ;

Ils flamboyaient ainsi que des éclairs soudains,

Puis s'évanouissaient, laissant sur les visages

La crainte, et la lueur de leurs brusques passages ;

Ils étaient, dans des temps d'oppression, de deuil,

De honte, où l'infamie étalait son orgueil,

Les spectres de l'honneur, du droit, de la justice ;

Ils foudroyaient le crime, ils souffletaient le vice ;

On voyait le vol fuir, l'imposture hésiter,

Blêmir la trahison, et se déconcerter

Toute puissance injuste, inhumaine, usurpée,

Devant ces magistrats sinistres de l'épée.

Malheur à qui faisait le mal ! Un de ces bras

Sortait de l'ombre avec ce cri : Tu périras !

Contre le genre humain et devant la nature,

De l'équité suprême ils tentaient l'aventure ;

Prêts à toute besogne, à toute heure, en tout lieu,

Farouches, ils étaient les chevaliers de Dieu.

Extrait des "Chevaliers errants", XV, dans Victor Hugo, La Légende des siècles, Gallimard, 2002, p. 247.

Chevalier, Mult Estes Guaritz

Probablement écrite entre décembre 1145 et juin 1147, avant que Louis VII ne parte en croisade, que l'histoire retiendra comme la deuxième, pour venger la prise d'Edesse par les musulmans, en décembre 1144.

 

A l'instar de la Première croisade, celle-ci démontre que la France et ses barons sont à l'avant-garde de la Chrétienté. 

Version réalisée par la chanteuse lyrique Montferrat Figueras et le chef d'orchestre Jordi Savall en 2008.

Voici le troisième couplet traduit du vieux français par le site moyenagepassion.com :

Prenez exemple sur Louis,
Qui possède bien plus que vous,
Il est riche et puissant,
Sur tout autre roi couronné :
Il a abandonné et vair et gris (fourrures)
Châteaux et villes et cités,
Et il est revenu vers celui
Qui pour nous fut torturé en croix.
Celui  qui désormais ira avec Louis
Ne redoutera plus jamais l’enfer
Car son âme sera (mise) en Paradis
Avec les anges de notre seigneur.

Prise de Jérusalem par les Croisés,

15 juillet 1099

Après trois longues années de campagne et des victoires aussi fulgurantes qu'inattendues, les Croisés conquièrent Jérusalem au nom du Christ, ce qui signa la fin de la Première croisade.​

Au centre de la fresque se trouve Godefroy de Bouillon, duc de Basse-Lotharingie, qui aurait refusé, selon Guillaume de Tyr, de porter une couronne d'or là où le Christ avait ceint une couronne d'épines. Il accepta de ce fait le titre plus humble d'Avoué du Saint-Sépulcre.

Emile Signol, 1847

Kingdom of Heaven et le siège d'Antioche

Cette scène reproduit, assez librement, le siège de Kerak par l'armée de Saladin. Toutefois, le réalisateur a révélé une constante des croisades : l'infériorité numérique chronique des Croisés les contraint d'opérer fréquemment ce genre de manœuvres.

 

Le siège d'Antioche (1097-1098) offre des bons exemples de cela :

Film réalisé par Ridley Scott en 2005

Alors que les Croisés réussirent à prendre Antioche (à l'exception de la citadelle), après des mois de famine, de maladie, de combats, et d'importantes pertes humaines, ils sont soudain alertés par les musulmans assiégés dans la citadelle que la puissante armée de renfort seljoukide menée par Karbouka est en vue : "les cris d''Allahou Akbar!' parviennent à la citadelle en un grondement ininterrompu. Les Franj se terrent derrière les murs d'Antioche. D'assiégeants, ils sont devenus des assiégés."*

 

Malgré la disproportion des forces en présence et les afflictions qui accablent les Croisés, les soldats du Christ reprennent espoir : le moine marseillais Pierre Barthélémy découvre la "Sainte-Lance" sous l'Eglise Saint-Pierre !

Galvanisés par ce signe envoyé par Dieu, les chefs croisés, sûrs de la victoire, envoient deux messagers pour sommer Karbouka et son armée de se convertir au christianisme et de quitter ces terres chrétiennes. Sinon, ils proposent un duel entre les meilleurs chevaliers chrétiens et les meilleurs soldats de l'Islam. 

Lorsque Karbouka écoute ces propositions insolentes de la part d'une armée en lambeaux, il rit et offre aux chrétiens le choix entre l'apostasie et l'esclavage avant de préciser que la famine "aura bientôt tranché le débat".**

Le combat s'engage en ce jour mythique du 28 juin 1098, où quelques centaines de chevaliers et des prêtres groupés en procession sortent pour en finir avec la faim, la maladie et la mort. Face à la tentative de Karbouka d'encercler la petite armée chrétienne, les chevaliers Francs chargent sans pitié l'armée musulmane qui se désintègre progressivement, terrorisée par l'assurance de ces guerriers venus d'Europe.

Cette incroyable victoire a permis aux Croisés de poursuivre leur pèlerinage armé, jusqu'à Jérusalem !

*Amin Maalouf, Les Croisades vues par les Arabes, J'ai Lu, Paris, 2018, p. 49.

** Jean Flori, La Première croisade, Editions Complexe, 1992, Paris, pp. 90-91.

LE "VIEUX" Saint-Gilles

Description de la bataille de Tripoli (avril 1102), par le chroniqueur Ibn al-Athir​, où prit part Raymond de Saint-Gilles (le "vieux Saint-Gilles" comme l'appelaient les musulmans), mythique chef de la Première croisade et puissant comte de Toulouse qui abandonna son fief et ses richesses pour bouter les musulmans hors de la Terre Sainte : 

"Saint-Gilles, que Dieu le maudisse, revint en Syrie après avoir été écrasé par Kilij Arslan. Il ne disposait plus que de trois cents hommes. Alors Fakhr el-Moulk, seigneur de Tripoli, envoya dire au roi Doukak et au gouverneur de Homs : 'C'est le moment ou jamais d'en finir avec Saint-Gilles puisqu'il a si peu de troupes !' Doukak dépêcha deux mille hommes, et le gouverneur de Homs vint en personne. Les troupes de Tripoli les rejoignirent devant les portes de la ville et ils offrirent ensemble la bataille à Saint-Gilles. Celui-ci lança cent de ses soldats contre les gens de Tripoli, cent contre ceux de Damas, cinquante contre ceux de Homs et en garda cinquante avec lui. A la seule vue de l'ennemi, les gens de Homs s'enfuirent, bientôt suivis par les Damascains. Seuls les tripolitains firent front, ce que voyant, Saint-Gilles les attaqua avec ses deux cents autres soldats, les vainquit et en tua sept mille." (A. Maalouf, op. cit., pp. 85-86)

Merry-Joseph Blondel, 1840

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